- Start playing the video
- Click CC at bottom right
- Click the gear icon to its right
- Click Subtitles/CC
- Click Auto-translate
- Select language you want
Crise agricole : les normes excessives et l'inflation nuissent aux agriculteurs
Les normes qui sont imposées aux agriculteurs québécois rendent leurs produits moins compétitifs que ceux qui sont importés, une embuche majeure à la rentabilité dans un contexte d'inflation et de manque de relève dans le domaine.
Andréane Viau – Initiative de journalisme local
« Ça a pris du temps au gouvernement à admettre qu’il y a un problème. Ça fait des années qu’on l’interpelle là-dessus. Il y a des différends spécialement pour la relève, mais aussi pour certains secteurs de production », mentionne Jérémie Letellier, président de l’Union des producteurs agricoles de la Montérégie (UPA), la plus grande fédération régionale au Québec, qui évoque la production porcine et la production maraîchère comme des segments en difficulté.
L’UPA dénonce depuis plusieurs années que le programme d’assurance-récolte, qui vise à protéger les entreprises agricoles, n’est pas adapté à la réalité des producteurs.
Il y a aussi l'inflation qui gruge les marges de profits des agriculteurs et rend difficile la rentabilité. À titre d'exemple, le prix des boîtes de carton a augmenter de 40% en un an.
Plus d’un tiers de la production du Québec
À l’échelle du Québec, la Montérégie représente environ le tiers du chiffre d’affaires agricole. « Nos gros pôles alimentaires au Québec sont en Montérégie, notamment à Saint-Hyacinthe. On le sait, c’est la technopole agroalimentaire au Québec ». St-Rémi, avec sa production maraîchère, est également un autre pôle important dans la province.
De plus, la production de grains au Québec, qui est destinée en majorité à nourrir les fermes de production animale (poulaillers, porcheries, etc.), se fait en Montérégie. C’est pour cette raison qu’on surnomme la Montérégie, le « garde-manger » du Québec.
Sur environ 29 000 fermes dans l’ensemble du Québec, la Montérégie en représente autour de 7000. « On représente les 10 500 producteurs agricoles qui travaillent sur ces 7000 fermes-là », précise Monsieur , qui est lui-même producteur. Avec son frère et son père, il est propriétaire d’une ferme céréalière à Napierville. On y cultive du maïs grain, du soya et du blé, destinés à la semence.
L’UPA est affiliée à 15 syndicats locaux qui couvrent les mêmes territoires que les MRC, sauf pour la MRC des Maskoutains, pour laquelle il y a deux syndicats pour couvrir son vaste territoire.
De plus, 33 membres siègent sur le Conseil d’administration de l’UPA de la Montérégie, sur lequel 15 spécialités agricoles sont représentées (bovin, grain, lait, etc.).
Add new comment
TVR-9 est située à Beloeil depuis 1969 et s’assure de répondre aux intérêts et aux besoins de la communauté.TVR-9 est un tremplin pour tous les diplômés en leur offrant un premier emploi et ce avec des bénévoles qui partagent leurs expériences et assurent ainsi une relève de qualité.
We encourage comments which further the dialogue about the stories we post. Comments will be moderated and posted if they follow these guidelines:
The Community Media Portal reserves the right to reject any comments which do not adhere to these minimum standards.