Le reportage que j’ai produit pour TVRP portant sur l’accès à l’avortement en Gaspésie et ses enjeux n’est pas passé inaperçu. À tel point que la députée caquiste de Bonaventure, Catherine Blouin, adjointe au ministre de la Santé, Christian Dubé a tenu à réagir sur les révélations de mon texte.
Thierry Haroun – Initiative du journalisme local
Pour rappel, le 5 octobre dernier j’ai publié un topo qui avait pour titre « Accès à l’avortement : une réalité régionale ». Pour produire ce texte, j’avais participé en qualité d’observateur médiatique à un dîner-conférence dans le cadre de la Journée mondiale du droit à l’avortement organisé par la Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et le Comité-conseil en santé des femmes de la région. Une quinzaine de femmes avaient débattu d’enjeux entourant l’avortement lors de cette conférence. Des idées et des solutions ont été proposées pendant cet événement.
On y apprenait entre autres qu’en Gaspésie l'avortement par instrument se pratique jusqu'à un maximum de 12 semaines et 6 jours de grossesse. À défaut de quoi, la personne doit quitter la région pour cet acte médical. Aux Îles-de-la-Madeleine toutefois, ça peut aller jusqu'à 16 semaines en raison d’une plus grande disponibilité de ressource professionnelle. Cela dit, la pilule abortive peut être utilisée jusqu’à un maximum de neuf semaines de grossesse.
Réaction de Mme Blouin
Mais ce qui a surtout fait réagir Mme Blouin, c’est d’apprendre dans mon reportage que des femmes de la Gaspésie décident de se faire avorter à l’extérieur de la région, pour s’assurer de la confidentialité totale de l’opération.
« C’est très préoccupant. Je ne suis pas du tout étonnée », avait admis la députée, lors d’un second texte publié deux semaines plus tard et qui avait pour titre « L’avortement en région est un enjeu qui interpelle la députée de Bonaventure ».
« Il y a en effet de bons avantages à être dans une communauté tissée serrée », avait déclaré la députée. « Cela a malheureusement quelques inconvénients comme celui que vous nommez, soit celui de vouloir aller ailleurs parce qu’on veut respecter notre confidentialité. On ne veut pas, par exemple, être connue ou reconnue », avait-elle aussi précisé.
Enfin, des gens qui ont vu ces reportages m’ont interpelé dans la rue et au centre commercial pour me dire combien ils avaient été touchés par ces révélations.
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