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CLSC de Senneterre, une histoire et un combat
C’est en 1933 qu’un jeune médecin intrépide s’est établi à Senneterre pour y pratiquer le métier pendant 45 années. Le docteur Louis Gonzague Bolduc parcourait le territoire en canot et traineau à chien pour porter des soins aux colons et autochtones.
C’est en 1959 qu’un groupe de citoyens s’organisaient pour fonder la Corporation de la Clinique-Hôpitale de Senneterre. Le premier bureau était provisoire. Ainsi, le 30 octobre de la même année, le bureau était formé et avait son conseil d’administration. On y a fait l’achat de l’ancien édifice de la Baie d’Hudson et à un terrain appartenant à monsieur Descarreau. Le 15 janvier 1960, on procédait à l’ouverture de la clinique-Hôpital de Senneterre. Déjà en 1964, on discutait de la possibilité d’avoir un hôpital à Senneterre. Toutefois, les problèmes surgissent en 1967 quand les employés de la clinique déclenchent une grève.
Quelques mois plus tard, M. Antonio Flamand, alors député unioniste annonçait la construction prochaine d’un hôpital à Senneterre. En 1969, le gouvernement annonce officiellement sa construction. Cependant, malgré, que les appels d’offres aient été octroyés, les élections du printemps changent tout. Le nouveau gouvernement en place mettait fin au projet.
En 1971, l’idée d’un CLSC commence à se pointer. À l’époque, les gens n’étaient pas tous d’accord avec l’idée qui semblait vouloir changer de visage assez souvent. Cependant, vers la fin de l’année 1972, l’administration en place délégua un comité de personnes afin d’étudier la possibilité d’établir un CLSC à Senneterre.
Après de nombreux déboires et chicanes même, c’est le 5 février 1975, lors d’une assemblée, que la population a accepté le projet du CLSC. Déjà, de nombreuses promesses ont été faites dans le passé et les gens ont été longtemps septiques aux services que pouvaient offrir un CLSC.
Cette même année, on y rajouta un service de dentiste et en août, le CLSC de Senneterre s’étendait et offrait même un point de service à Barraute.
Pendant deux ans, soit 1976 et 1977, il y avait deux médecins en place en les personnes des docteurs Laflèche et le docteur Fortin. Seulement, ils ne fournissaient pas à la tâche. Ainsi, des stagiaires de l’Université venaient prêter main-forte à tour de rôle jusqu’à l’arrivée fixe de nouveaux médecins.
C’est en 1978 qu’on emménage dans les locaux actuels. Au fil des ans, le CLSC de Senneterre offrait tous les services, autant en laboratoire, médecine, dentiste, optométriste. Des soins aux personnes handicapées et aux personnes âgées. On y offrait même des soins psychiatriques. Il y avait de nombreux autres services dont une présence 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Au fil des années, Le CLSC de Senneterre a perdu énormément de plumes, dont son conseil d’administration. Jusqu’ici, la population restait muette face aux pertes qu’ils subissaient petit à petit. Toutefois, un minimum de services, dont l’urgence, y était toujours offert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Le 18 0ctobre 2021, c’est la consternation pour la population de Senneterre qui se voit privée de son service d’urgence de 16 heures à 8 heures du matin.
Les gens ont fortement réagi et font face à une décision du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue. Selon la PDG, Mme Caroline Roy, cette mesure serait temporaire. On transfère des infirmières de Senneterre dans d’autres établissements.
Une patiente en fin de vie est transférée contre sa volonté au centre hospitalier de Val-d’Or et y décède aussitôt. Privée de sa famille. Une jeune femme a eu la peur de sa vie croyant perdre son fils dans le trajet allongé de 45 minutes. Des histoires comme celles-ci sont fréquentes en moins de quelques jours après la fermeture de l’urgence de nuit à Senneterre.
Selon la PDG du CISSSAT, Mme Caroline Roy, ce plan de contingence soumis au gouvernement était une nécessité à cause du manque de personnelle de la santé. Elle ajoute que les soins de proximité y sont respectés. 45 minutes de plus, est-ce vraiment une proximité respectée? Pour la population, la véritable question est « Est-ce que le plan du CISSAT est vraiment de réouvrir l’urgence de Senneterre »?
Il faut comprendre que la population de Senneterre a eu sa part de coups durs. À une certaine époque, la population de l’endroit approchait les sept mille habitants. Dans les années 80, tout s’est mis a déraper. Il y a eu la fermeture du Canadien National, de la tourbière, de la base du radar de l’armée canadienne. D’autres industries et commerces ont suivi. Si bien que dans la seule année de 1990, mille personnes ont quitté Senneterre. À cela, on ajoute la perte de l’administration de la Caisse populaire qui a été la première en Abitibi-Témiscamingue. On parle aussi de perte au niveau de la commission scolaire et de l’administration du CLSC. Le tout, souvent au profit des villes voisines.
Ça peut paraître banal pour Val-d’Or et Rouyn-Noranda. Chez eux, une industrie ferme et une autre se construit de l’autre côté de la rue dès le lendemain. La réalité n’est pas la même dans une ville comme Senneterre.
Toutefois, dans les 20 dernières années, la municipalité maintient une certaine stabilité. La population remonte graduellement. Petit à petit, les idées font leur chemin. Si bien que l’année 2019 qui était le centième anniversaire de la ville semblait redonner un élan.
Malheureusement, comme partout ailleurs, le manque de main-d’œuvre se fait sentir. La covid-19 a aussi frappé et ralentit les ardeurs. Mais ce n’est que temporaire et la vie va reprendre pour Belcourt, Senneterre paroisse et la Ville de Senneterre.
Ici, il y a ici trois municipalités qui refusent de baisser les bras. Dans l’histoire, c’est la première fois que tout ce monde va exactement dans le même sens selon la mairesse de Senneterre paroisse, Mme Jacline Rouleau. La cible n’est pas un adversaire en particulier. C’est simplement de ne plus rien perdre. Encore moins quand on touche une corde sensible. Son centre de santé.
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