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Lancer une entreprise agricole : plusieurs contraintes rendent la chose difficile en Aibiti
Depuis la pandémie, la faisabilité de lancer une entreprise agricole décline en Abitibi-Témiscamingue due aux contraintes gouvernementales et aux difficultés de faire abattre des animaux dans la région.
Guylaine Beauchemin – Initiative de journalisme local
Des milliers de kilomètres à parcourir pour faire abattre des animaux pour la viande, voilà ce qui attend les jeunes entrepreneurs en agriculture. L’Abitibi-Témiscamingue n’ayant pas d’abattoir, il est difficile de se lancer dans une production de viande à grande échelle.
Toutefois, il est possible de produire d’autres produits animaliers, comme le lait et les œufs. Pour la viande de dindon et poulet, c’est encore une perspective d’abattage pour vendre la viande. Un pas en avant, le gouvernement permet l’exploitation de 300 unités, où il est possible d’abattre dans sa propre cour pour ensuite les mettre en vente.
L’Abitibi-Témiscamingue peut être autosuffisante dans la viande, en revanche le côté végétal est plus difficile à cause du climat nordique.
Contraintes
Le soutien aux producteurs agricoles existe, mais il faut cadrer dans plusieurs conditions, entre autres, l’âge, le respect de l’environnement, le bien-être animal et l’obtention de différents permis, mentionne Évelyne Rancourt, co-propriétaire de Boréalait.
D’autres contraintes sont la préparation du plan d’affaires et le plan commercial qui a une durée de vie minime, afin de répondre aux appels d’offres gouvernementaux. Cela demande du temps, mais également de l’argent pour effectuer l’ensemble de la demande.
Les besoins de développement diffèrent d’une entreprise agricole à l'autre. Le gouvernement ne propose aucune offre personnalisée pour une entreprise et ne répond pas à la réalité de chacune d'elles.
Accaparement des terres en région
« On en voit souvent des terres qui vont être acquises soit par des conglomérats ou des familles ou des gens qui veulent revenir en région, faites quelque chose avec, car ces terres-là qu’on exclut finalement ont un potentiel agricole », explique Evelyne Rancourt, co-propriétaire de l’entreprise agricole Boréalait.
Malgré toutes ces limitations, les producteurs agricoles ne changeraient pas leur mode de vie, les terres étant très riches en régions.
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