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Crise porcine dans Charlevoix : les producteurs réclament une reconnaissance des réalités régionales
Les éleveurs de porcs de Charlevoix sonnent l’alarme alors que leur production continue de décliner face à des coûts de plus en plus élevés. Une rencontre tenue récemment entre la députée de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa, et les représentants agricoles visait à mettre en lumière ces défis.
Mathieu Larivière – Initiative de journalisme local
« Le but de cette rencontre-là était vraiment de démystifier le coût de production des producteurs de Charlevoix pour démontrer que l'agriculture dans Charlevoix est plus dure, un peu, qu'ailleurs », explique Yves Laurencelle, président régional de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Capitale-Nationale–Côte-Nord. L’éloignement des abattoirs et des centres de production de nourriture pour les animaux (maïs, soya, etc.) ainsi que la hausse des coûts de transport figurent parmi les enjeux qui affectent le plus les coûts de production régionaux.
Selon les producteurs, l’agriculture locale joue un rôle fondamental dans le tissu socio-économique régional. « L'agriculture de Charlevoix fait en sorte de maintenir un paysage qui fait qu'on a une industrie touristique forte », soutient monsieur Laurencelle.
En quelques années, la région a perdu 30 % de sa production porcine, passant de 92 000 porcs en 2022, à une estimation de 60 000 en 2025. « Ce qui fait en sorte qu'on perd les masses critiques, qu'on va perdre les services, qu’on ne sera plus capable d’opérer », s’inquiète Mathieu Pilote, un producteur de La Malbaie.
Une réforme demandée
L'UPA réclame de la part du gouvernement du Québec une réforme de l’assurance stabilisation des revenus agricoles (communément appelé le programme ASRA) pour tenir compte des réalités régionales éloignées des grands centres. « On veut qu'on prenne en compte vraiment la réalité d’un coût de production régional », martèle monsieur Laurencelle.
Durant le printemps 2024, une centaine d'agriculteurs de la région avait manifesté dans les rues de La Malbaie pour témoigner de leurs conditions de production qui se dégradaient. À savoir si le message risque d'être plus entendu cette année dans les coulisses de l'Assemblée nationale, la députée Bourassa indique qu'elle se fera un devoir de poursuivre la sensibilisation de ses collègues et du ministre de l'Agriculture du Québec, monsieur André Lamontagne. « Oui, en étant députée de Charlevoix, je vais aller prendre cette information-là, puis je vais sensibiliser mes collègues », soutient la députée, soulignant que l’agriculture est essentielle à la vitalité des régions. « Si les producteurs ne sont pas là pour occuper le territoire, bien, c'est des gens qui vont peut-être aller vers les grands centres, c'est des gens qui n'habiteront pas dans nos régions, c’est des écoles qui vont fermer, c’est des épiceries qu’on ne pourra pas maintenir en vie », affirme-t-elle.
Avec ses 1 120 membres, l’UPA de la Capitale-Nationale–Côte-Nord espère que ce cri du cœur trouvera écho au gouvernement.
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