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Grand dossier sur la protection du territoire en Charlevoix : La MRC aura son mot à dire sur les aires à protéger
La MRC de Charlevoix joue un rôle crucial dans l’analyse des dossiers qui seront soumis auprès du ministère de l’Environnement du Québec dans le cadre de l’appel à projets des aires à protéger dans le sud du Québec.
Mathieu Larivère – Initiative de journalisme local
Dans le cadre de cette initiative, le gouvernement du Québec cherche à protéger 30% du territoire méridional de la province d’ici 2030. Le pourcentage du territoire actuellement protégé sous diverses désignations se situe à 17%. Le coordonnateur à l’aménagement du territoire au sein de la MRC de Charlevoix, monsieur Stéphane Chainé, témoigne de son mandat en lien avec cet engagement du gouvernement québécois. « Le rôle de la MRC, dans un premier temps, ça va être de produire ce que le ministère de l’Environnement appelle une résolution d’appui à l’analyse du dossier », a-t-il laissé savoir.
Cette étape préparatoire donne le pouvoir à la MRC d’étudier et de donner son avis sur les projets qui seront déposés pour l’appel à projets. Les aménagistes du territoire peuvent ainsi conseiller ou déconseiller le ministère de l’Environnement pour aller de l’avant dans l’analyse des projets régionaux.
En date du 20 septembre 2024, la MRC n’a reçu aucun projet d’aires à protéger sur le territoire qu’elle aménage, alors que la date butoir pour le dépôt des projets par la population est le 15 octobre 2024. Le coordonnateur Stéphane Chainé ne s’en inquiète pas pour autant. « C’est assez habituel parce que les organismes doivent quand même monter un dossier. [...] Pour que leur appel de projets soit intéressant, ils doivent quand même analyser le territoire, définir une délimitation, idéalement recevoir l’appui de différents organismes du milieu, donc ça prend un certain temps de monter une candidature », indique-t-il.
À l’instar de la Région de la biosphère de Charlevoix et de la Société pour la nature et les parcs (SNAP) section Québec, la MRC considère que le corridor forestier situé entre les deux parcs nationaux de la région possède des écosystèmes d’intérêt à protéger. Le secteur du Lac-Pikauba est également un projet de protection que la MRC s’attend à analyser dans les prochaines semaines. Plus près du fleuve, monsieur Chainé conçoit que le Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent pourrait être agrandi jusqu’au littoral de Charlevoix-Ouest. Des sections de la côte bordant Petite-Rivière-Saint-François pourraient aussi être étudiées dans le cadre de l’appel à projets.
Projet Foothills
Au cours des dernières semaines, la MRC a divulgué un avis défavorable quant à l’exploration minière qui aura lieu à partir de la fin octobre près du Mont-du-Lac-des-Cygnes par l’entreprise NioBay. La minière projette de forer le sous-sol charlevoisien pour quantifier la présence du titane enfoui au nord de la municipalité de Saint-Urbain. Sera ensuite déterminé le potentiel d’exploitation future du gisement. « L’élément que la MRC a soulevé, c’est qu’il semblait y avoir une certaine... peut-être pas une contradiction, mais une inadéquation, ou plutôt un questionnement sur les projets miniers qui sont à l’étude actuellement et l’intention du gouvernement de protéger de nouveaux territoires ainsi que protéger l’habitat du caribou dans ce secteur-là », déclare monsieur Chainé. L’aménagiste dénote ainsi des éléments « qui semblent contradictoires » dans les discours de différents ministères à Québec, nommément le ministère de l’Environnement du Québec et le ministère des Ressources naturelles et des Forêts. C’est d’ailleurs ce dernier ministère qui a délivré une autorisation de forage auprès de la minière NioBay au cours des dernières semaines.
Monsieur Chainé admet que la MRC attendra de connaître les résultats de l’exploration avant de se positionner davantage par rapport au projet. « Pour l’instant, ce sont des démarches d’exploration, ce ne sont pas des demandes d’exploitation comme telles [...] ce sont des démarches assez mineures sur le territoire », explique-t-il, avant d’ajouter : « Si éventuellement il y a des ressources, là, il y a un débat qui va être beaucoup plus important, à savoir s’il va y avoir une exploitation ou pas. » Le coordonnateur s’attend également qu’un décret concernant la situation de protection du caribou en Charlevoix soit annoncé d’ici la première phase d’exploitation que pourrait mener NioBay.
Les citoyens qui souhaiteraient proposer un projet de territoire à protéger dans le cadre de l’appel lancé par le gouvernement du Québec peuvent le faire à l’adresse suivante : environnement.gouv.qc.ca/biodiversite/aires_protegees/consultation/appel-projet-territoire-public-meridional.htm
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