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Grand dossier sur la protection du territoire en Charlevoix : la Région de la biosphère reste active dans son mandat régional
La Région de la biosphère de Charlevoix consulte présentement la population charlevoisienne dans le cadre de l’appel à projets du gouvernement du Québec qui vise à étendre le réseau des aires protégées à travers la province.
Mathieu Larivière – Initiative de journalisme local
L’organisme à but non lucratif (OBNL), reconnu par la désignation « biosphère » de l’UNESCO, oeuvre dans la région de Charlevoix depuis 1988. « On va tenter de mettre en place des pratiques de développement durable qui vont permettre la conservation de la biodiversité [et] le développement économique, mais de manière durable », indique Amélie Adam, responsable à la conservation pour la Région de la biosphère de Charlevoix. La recherche et l’éducation à l’environnement, par le biais notamment de la concertation de la population, s’inscrivent également dans la mission de l’organisme.
Depuis quelques semaines, l’OBNL s’active en Charlevoix pour sonder la population afin de déposer des projets potentiels de protection territoriale auprès du ministère de l’Environnement du Québec. Cette initiative fait suite à un engagement du gouvernement québécois pris en 2023. Dans le cadre de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique qui s’est tenue à Montréal l’an dernier, le gouvernement du Québec s’est engagé à protéger 30% de son territoire continental et maritime d’ici 2030.
La population est invitée à participer à l’appel de projets lancé au printemps dernier pour cibler des territoires d’intérêt à protéger dans toutes les régions du Québec. Divers organismes environnementaux se mobilisent ainsi pour sonder le grand public et déposer des projets en ce sens. « Tous les citoyens, toutes personnes ou organismes, peut [sic] soumettre une aire protégée avant la date [d’échéance], qui est le 15 octobre », déclare Laurence Derome, qui est chargée de projets à la Région de la biosphère de Charlevoix.
Charlevoix
Dans le cadre de son mandat, la Région de la biosphère avait préalablement produit un plan de conservation et une analyse de priorisation des milieux à protéger sur le territoire de Charlevoix. « On a croisé les données de valeur écologique et des menaces sur le territoire, puis on en est venu avec une priorisation de 30% de nos milieux naturels », explique Amélie Adam. Différents critères ont été considérés pour déterminer les superficies qui devraient prioritairement obtenir un statut de protection du ministère de l’Environnement, notamment la rareté des écosystèmes du territoire visé, les espèces fauniques et floristiques qui y vivent, ou encore les activités socio-économiques qui s’y déroulent.
Divers secteurs des deux MRC de Charlevoix ont ainsi été ciblés. La Région de la biosphère considère que les hauts plateaux de Charlevoix possèdent des attraits rares à protéger au Québec. Le secteur de la rivière Pikauba aurait également été sélectionné comme aire à doter d’un statut de protection. Un corridor forestier et montagneux entre les deux parcs nationaux de Charlevoix est également envisagé pour l’appel à projets. Ces secteurs représentent par le fait même une portion du territoire au sein duquel pourrait prospérer la harde de caribous de Charlevoix en cas de réintroduction de l’animal en milieu naturel. Plus près du fleuve, des plaines agricoles situées sur les territoires des Éboulements et de Baie-Saint-Paul ainsi que certains milieux côtiers localisés à proximité de Petite-Rivière-Saint-François et de l’Isle-aux-Coudres seront également soumis au ministère de l’Environnement.
Dépôt des projets
La date butoir pour soumettre des projets auprès du gouvernement du Québec est le 15 octobre 2024. À savoir si les organismes environnementaux s’y prennent trop tard pour consulter la population et déterminer les territoires d’intérêt à protéger en Charlevoix, la chargée de projets Laurence Derome répond ceci : « Oui, d’un côté, mais d’un autre, pour ce qui est de soumettre un projet, c’est très très simple, alors tout le monde peut le faire. C’est un petit formulaire de description [à remplir] ». Quelques étapes rapides permettent de déposer un projet directement sur le site du ministère responsable de l’Environnement au Québec. « La date du 15 octobre, c’est la première étape vers un processus qui va quand même être assez long », admet Amélie Adam.
De futures consultations de la population québécoise auront lieu dans les prochaines années quant aux territoires qui auront été désignés par l’analyse du gouvernement comme étant des aires de biodiversité à protéger dans la province.
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La Télévision de Charlevoix-Ouest (TVCO) existe depuis 1976. Elle est une entreprise de télévision communautaire locale qui diffuse du contenu de nature sociale, culturelle et économique. Elle est gérée et soutenue par le milieu et compte maintenant cinq employés à temps plein.
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