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Le Centre éducatif Saint-Aubin de Baie-Saint-Paul lance les célébrations pour ses 50 ans d’ouverture
Le Centre éducatif Saint-Aubin a récemment donné le coup d’envoi des festivités de son 50e anniversaire de fondation, qui sera célébré tout au long de l’année scolaire 2024-2025.
Mathieu Larivière – Initiative de journalisme local
Le directeur de l’école, Jocelyn Simard, rappelle que la construction de l’établissement scolaire avait créé bien des remous à Baie-Saint-Paul durant les années 1970, puisque les différentes paroisses qui étaient jadis présentes sur le territoire (et qui sont aujourd’hui fusionnées pour ne former que la Ville de Baie-Saint-Paul) se disputaient pour accueillir l’école sur leur territoire. « Au moment où est-ce que le débat est arrivé, les soeurs ont donné le terrain [du site actuel de l’école], donc c’est comme venu [...] favoriser la candidature [pour le choix du terrain] », précise-t-il.
Durant les années 1970, l’arrivée de la polyvalente Saint-Aubin - l’ancien nom de l’école actuelle - représentait une avancée importante aux yeux de la population de Charlevoix. Aux dires de Camil Simard, un enseignant aujourd’hui retraité, l’école était dotée d’« un style très moderne » à son ouverture et devenait un lieu de rencontre pour les adolescents des différentes municipalités de Charlevoix-Ouest. La fondation du Centre éducatif aura également permis le développement et le regroupement de services dans la région. « On arrivait dans une école où on pouvait avoir différentes activités, comme la musique [...], la natation [...], le soccer », explique l’enseignant de formation.
Évolution des moeurs et rôle contemporain des enseignants
Les célébrations entourant les 50 ans de l’institution scolaire permettent également de réfléchir aux enjeux passés et actuels qui ont marqué et qui définissent encore les rapports entre les enseignants et les élèves. Camil Simard estime que, de nos jours, la population attend davantage de la part des professionnels en éducation, en comparaison avec les années 1970 et 1980. « Il y a des choses qui ont changé beaucoup [...] Il y a des matières, à un moment donné, qu’on n’avait pas besoin d’enseigner à l’école », plaide-t-il, en référence aux cours de citoyenneté qui sont de nos jours donnés aux adolescents. « Aujourd’hui, on demande aux enseignants de faire de l’éducation, en plus de l’instruction, de la formation, on dirait qu’on ne sait plus quoi faire en fait », ajoute-t-il. Il précise que les réalités éducatives et les besoins des adolescents changent au fil des décennies, ce qui fait évoluer les programmes scolaires dans les écoles.
Dans ce même ordre d’idées, le Centre éducatif Saint-Aubin jongle aujourd’hui avec des phénomènes sociaux qui n’existaient pas auparavant dans Charlevoix. Le directeur de l’école donne en exemple la francisation et l’intégration d’étudiants issus de l’immigration. « Je trouve ça très intéressant l’arrivée de l’immigration, ça ouvre nos jeunes sur des cultures différentes », énonce-t-il, tout en spécifiant que cette nouvelle réalité représente « un beau défi » pour bien intégrer cette population. L’arrivée des familles immigrantes sur le territoire contribue également au maintien des effectifs étudiants de l’établissement scolaire. Le Centre éducatif Saint-Aubin compte aujourd’hui plus de 600 élèves qui évoluent en ses murs. Ce nombre s’élevait toutefois à 390 durant les années 2000. Jocelyn Simard soutient que l’école secondaire de Baie-Saint-Paul ne fait donc pas face à des enjeux démographiques et de maintien de services, comme cela peut être le cas dans d’autres écoles à travers le Québec.
D’autres événements seront organisés au cours des prochains mois pour célébrer ce jalon dans l’histoire de l’éducation dans Charlevoix.
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