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Plus de 1500 signatures pour la pétition contre le projet de construction à la Sablière d'Arthabaska
Le projet immobilier «Le Havre du Sacré-Cœur» prévu sur le site de l'ancienne sablière d'Arthabaska, divise la communauté locale. D'un côté, le promoteur Binet Construction met en avant la nécessité de répondre à la pénurie de logements, tandis que des citoyens s'inquiètent des impacts environnementaux du projet.
Silvana Suarez Ardila – Initiative de journalisme local
Le projet qui envisage la construction de 300 unités résidentielles : des résidences unifamiliales, des maisons de ville, des édifices de huit logements et deux bâtiments de quatre étages, l’un de 40 et l’autre de 52 logements, ainsi qu'une garderie pouvant accueillir jusqu'à 100 enfants. Ce projet a déclenché une mobilisation citoyenne à l'image du groupe « Sauvons la sablière d’Arthabaska », qui a déjà recueilli plus de 1500 signatures contre le projet.
« Nous nous battons depuis deux ans pour la préservation de ce site, un véritable joyau de biodiversité », explique Gilles Labrosse, membre du comité de coordination du mouvement « Sauvons la sablière d’Arthabaska ».
Le site concerné est reconnu pour sa richesse écologique. Il y a plus de 170 espèces d'oiseaux, dont certaines menacées, ainsi que des tortues serpentines et des renards. Les opposants craignent que la construction de logements fragmente cet habitat et menace l'équilibre naturel du secteur.
« Il y a un risque réel de destruction d'un écosystème unique », prévient Silvie Lemelin membre du comité.
«Ce site est un joyau naturel, il doit être préservé. L'Assemblée nationale du Québec a adopté une loi permettant aux municipalités de protéger des milieux naturels d’intérêt écologique, pourquoi ne pas l'utiliser ici ?», demande M.Gilles.
Le promoteur, de son côté, met en avant des mesures compensatoires, notamment la cession de 45 % du terrain à la Ville de Victoriaville pour la protection et la revitalisation des milieux naturels.
Un autre point de friction concerne l'absence d'études environnementales indépendantes. Selon les opposants, les évaluations réalisées jusqu'ici proviennent du promoteur lui-même. Ils demandent au ministère de l'Environnement de procéder à une analyse neutre avant toute validation du projet.
« Les seules études ont été réalisées par des experts mandatés par le promoteur. Nous demandons au ministère de l'Environnement de mener une évaluation indépendante avant toute décision finale », ajoute Labrosse.
Monsieur Gilles Labrosse et madame Silvie Lemelin, dirigeants de cette résistance citoyenne, promeuvent actuellement une pétition qui totalise maintenant plus de 1500 signatures pour créer un précédent sur cette cause et vérifier qu'il n'y a pas d'approbation citoyenne pour ce projet.
« La population doit avoir son mot à dire. On ne peut pas imposer un tel projet sans une acceptabilité sociale claire », insiste Gilles Labrosse.
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