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Tarifs douaniers sur l’agriculture du Centre-du-Québec: des agriculteurs inquiets
L'augmentation des tarifs douaniers entre le Canada et les États-Unis, avec une hausse de 25 % sur les produits importés du Canada, a provoqué une onde de choc au sein de l'agriculture québécoise. En réponse à cette mesure, le gouvernement canadien a annoncé des contre-tarifs sur les produits américains, créant une atmosphère de grande incertitude sur le secteur agricole de la région, qui dépend fortement des exportations vers les voisins.
Silvana Suarez Ardila - Initiative de journalisme local
Selon la Fédération de l'Union des producteurs agricoles (UPA) du Centre du Québec, ces nouvelles mesures pourraient entraîner des « conséquences irréparables » pour plusieurs producteurs.
« L'accès à ces marchés, en particulier celui des États-Unis, est essentiel pour maintenir la compétitivité de nos entreprises. Il est crucial que notre gouvernement prenne les mesures nécessaires pour défendre notre économie et protéger nos entreprises agricoles », a dit Mme Julie Bissonnette, présidente de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec.
Le secteur des fruits et légumes est particulièrement touché. Près de 92 % des canneberges fraîches et 39 % des canneberges transformées produites au Québec sont exportées vers les États-Unis chaque année. De même, près de la moitié des fruits et légumes frais de la province, ainsi que 62 % du sirop d'érable, sont envoyés de l'autre côté de la frontière. Ces exportations sont cruciales pour la viabilité économique de nombreuses exploitations agricoles.
« On était très inquiets, il y avait beaucoup de rumeurs et de changements d'informations, et ça évolue encore assez rapidement ».
Madame Bissonnette a ajouté que la fédération, ainsi que d'autres représentants agricoles, ont intensifié leurs discussions avec le gouvernement, cherchant des solutions pour minimiser les répercussions de ces nouvelles mesures.
Selon les données de l'UPA, plus de 72 % des exportations agroalimentaires québécoises vont directement vers les États-Unis. Cette dépendance expose le secteur à des perturbations majeures. Par exemple, en 2024, près de la moitié des entreprises agricoles du Québec ont rapporté une situation financière difficile. Un sondage a révélé que 53 % des producteurs estimaient que la baisse des prix du marché aurait un impact direct sur leurs affaires.
Les solutions proposées par l'UPA
Dans ce contexte de crise, l'UPA appelle à un soutien direct aux producteurs. Plutôt que des prêts supplémentaires, souvent perçus comme une solution temporaire aggravant la situation financière des exploitations, l'organisation insiste sur la nécessité d’une aide directe et d’un allégement des démarches administratives.
« Les producteurs ont déjà une pression énorme avec la paperasse et les coûts administratifs, » explique Bissonnette. « Moins de réglementations et moins de formalités seraient un pas vers la compétitivité, surtout face aux tarifs élevés. »
Bien que la crise mette en lumière l’importance de consommer des produits locaux, la situation n’est pas facile.
« C’est dommage que ce soit une crise qui nous fasse réaliser à quel point il est essentiel de soutenir l’achat local. »
Il est possible de chercher de nouveaux marchés pour les produits agricoles québécois. Cependant, selon Julie Bissonnette « ce n’est pas simple et ça ne se fait pas du jour au lendemain. ». Les coûts liés au transport, particulièrement pour les produits périssables comme les fruits et légumes, compliquent encore la situation. De plus, la proximité des États-Unis, ainsi que les défis logistiques pour exporter vers d’autres pays, rendent la diversification des marchés une tâche complexe.
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