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Les agriculteurs de la Capitale-Nationale et de la Côte-Nord font sentir leur mécontentement
Près de 200 agriculteurs et agricultrices des grandes régions de la Capitale-Nationale et de la Côte-Nord, se sont mobilisés le 15 mars à la Malbaie et Baie-Comeau afin de faire pression sur les élus.
Lydia Duschene – Initiative de journalisme local
« Notre fin sera votre faim » scandent les agriculteurs et agricultrices qui peinent à joindre les deux bouts et dont l’autonomie alimentaire du Québec dépend. « Si on avait été de la filière batterie ou si on avait été un club de hockey professionnel, peut-être qu’on aurait eu droit à un véritable financement pour notre ministre de l’agriculture », dénonce Yves Laurencelle, président de l’UPA Capitale-Nationale-Côte-Nord lors d’un discours émotif livré à la Malbaie, devant le bureau de la députée Kariane Bourassa.
« On a même pas 1% du budget du Québec », se désole M. Laurencelle. En effet, 0,79% du budget total du Québec, déposé trois jours plus tôt, est consacré au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. Cela représente 1,25 milliard de dollars au total. Pendant ce temps, les fermes s’écroulent sous le poids des dettes et des normes coûteuses parmi les plus élevées au monde. Alors que le coût du panier d’épicerie ne cesse d’augmenter, les citoyens se tournent vers des produits moins coûteux, importés, de moins bonne qualité et qui ne respectent même pas les normes imposées aux producteurs québécois.
Gabrielle Cadieux-Gagnon a repris la ferme en faillite de ses parents aux Éboulements. Elle soutient que la souveraineté alimentaire ne peut être atteinte que si toute la population s’y met. « On est en train de perdre la masse critique de l’agriculture », déclare Gabrielle Cadieux-Gagnon. « Acheter c’est voter », ajoute-t-elle. Le choix des consommateurs a un impact majeur sur la survie de nos fermes.
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